Le "Circuit des 13 Fontaines" est un parcours de randonnée qui présente les lavoirs, puits et fontaines de Burie.
Au long des 21,8 km de balade, vous découvrirez le patrimoine culturel et historique buriaud, ainsi que son paysage viticole et boisé.

Ce parcours a été décliné en deux versions plus courtes, l'une de 15km environ (circuit des 12 Fontaines), l'autre de 10km environ (circuit des 9 Fontaines).

  • La Fontaine de Burie, ou "Fontaine de la Fidélité"
  • La Fontaine Bâtie de Montplaisir, ou "Fontaine des Fontenelles"
  • La Fontaine du Puits Châton
  • La Fontaine de chez Billon
  • La Fontaine-lavoirde Berlouze
  • Le Lavoir de chez Pouvet
  • La Fontaine de chez Trébuchet
  • La Fontaine du Souci
  • Le Puits couvert de chez Challot
  • Le Lavoir de la Font-Sabot
  • Le Lavoir de Montigny
  • La Fontaine-lavoir de chez Garnier et la Cascade du Moulin de Peuillet
  • La Fontaine des Sept-Font

Retrouvez un plan de Burie, avec indication des circuits, en cliquant ici.

L'Abbaye de Fontdouce a réalisé un descriptif détaillé du parcours, que vous pouvez télécharger en cliquant ici.

Enfin, l'association "Les mille pattes de Saintonge" a testé le Circuit des 13 Fontaines en 2010 et l'a mis en images : découvrez son article en cliquant ici !

(nous recherchons de belles photos du circuit, n'hésitez pas à nous contacter !)


Légende de la Fontaine de Burie,
dite « Fontaine de la Fidélité »


C’était en l’an de grâce mil quatre-vingt seize.


Le château féodal dont les vestiges subsistent au pied du clocherétait habité par le Seigneur des lieux, le vieux Sire de Coucy. Ayant guerroyé sa vie durant, sans descendance directe, il vivait avec un neveu de vingt ans, Enguerrand le Sournois et sa jeune cousine, Odette d’Ebéon, fort belle fille brune de seize ans.

 

Il était entouré de moines plus ou moins guerriers (c’était l’époque des Croisades) d’hommes d’armes et de nombreux pages. Parmi ces dernier, un fort beau garçon, Hugues le Valeureux, expert dans les armes et très aimé du Sire de Coucy. Odette lui avait donné sa parole et le vieux Sire, n’ignorant pas ces amours, les encourageaient.

 

Enguerrand le Sournois en était jaloux et s’était promis d’éliminer son rival. Pour ce faire, il soudoya, grâce à de l’argent un moine prêcheur qui passait par ici pour recruter des soldats afin d’aller combattre en Terre Sainte les Turcs et délivrer le Saint Sépulcre alors entre leurs mains. C’est ainsi qu’il enrôla Hugues le Valeureux.

 

Les années passèrent. Odette d’Ebéon se consumait lentement d’amour et de désespoir, repoussant sans cesse les avances de son cousin le Sournois.

 

Un soir, un vieux moine encapuchonné revenant de Palestine avec quelques Croisés poussiéreux, s’arrêta au château. Réconfortés, ils racontèrent comment au cours d’une bataille perdue, Hugues le Valeureux avait trouvé la mort. Le moine ajouta même que « sur sa couche funèbre, le dernier nom prononcé par lui fût celui d’Odette ».
Celle-ci, entre les bras de son cousin le Sire de Coucy, s’évanouit.

Ayant repris ses esprits, elle exigea que l’on enleva au moine son capuchon et tous reconnurent le même qui, quatre ans auparavant, avait poussé Hugues à partir. De Coucy voulut le faire pendre au gibet, mais Odette demanda son pardon.

 

Dans la nuit qui suivit, le vieux Sire trépassa et Enguerrand, devenu maître de ces lieux, exigea que la belle Odette l’épouse. Laquelle refusa et dès lors se laissa périr d’inanition.

 

A quelques temps de là, Odette, entourée de compagnes et de sa nourrice, était étendue, à bout de forces, près du seul puits de l’endroit – ici même- où tous, les « vilains » compris, venaient puiser l’eau.


On entendit soudain des airs de joie et des sons de trompettes. Hugues le Valeureux, échappé par miracle du tombeau, revenait, riche et vainqueur à la tête d’une centaine de soldats. Il court, bouillant d’impatience et d’amour, mais c’est pour recevoir le dernier souffle de sa fiancée épuisée d’une si longue attente. « Noble enfant que j’aimais, s’écrit-il, je te suis », et prenant dans sa main une arme, il s’en frappa en disant : « Aimons-nous dans la mort ».

 

Ô miracle, à l’endroit que le sang d’Hugues vient de rougir, une source jaillit. Un flot abondant, enveloppant leurs deux corps, les engloutit.

 

On disait, il y a cent ans à peine,

que si deux amoureux venaient à la Fontaine

et dans le même vase et au même instant buvaient

l’ombre des amants morts sortait de sa retraite
allait aux amoureux, leur rapprochait la tête,

et dans un doux baiser que fuir ils ne pouvaient
les rendait pour toujours fidèles comme Odette.


Extrait de « La légende de la Fontaine de Burie »

Georges BELLUTEAU – Maire de Burie de 1920 à 1928